Toute représentation reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droit ou ayants-cause est illicite. Loi du 11 mars 1957, article 40 alinéas 2 et 3.Toute représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit constituerait  donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.

 

 

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE COMMUNALE

 

a) La modernisation de la commune

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle virent à la fois une baisse considérable du nombre des habitants et une amélioration sans précédent de leurs conditions et de leur qualité de vie. C'est durant cette période d’un peu plus d'un demi-siècle que le Turny moderne que nous connaissons va se dessiner.

Des aménagements cruciaux dans l’histoire de la commune vont bouleverser le mode de vie des habitants et les faire entrer dans la modernité.

Evacuation des eaux pluviales

Par une délibération du conseil municipal du 5 avril 1908, nous apprenons que la réalisation des trottoirs et la création d’un réseau unitaire de collecte des eaux pluviales et des eaux usées sont décidées dans certaines rues du bourg.

Monsieur MIGNON, maréchal-ferrant au n°4 de la Grande rue, demande que la commune effectue le curage des boues amenées en grande quantité dans son fossé, par ce réseau, alors que la route principale (grande rue) n’est pas goudronnée.

Le téléphone

Les délibérations du 6 avril 1902 et 24 mai 1902, sous la présidence du Maire Emile NASLOT, repoussent les propositions d’installer le réseau téléphonique à Turny, au motif que la population est trop dispersée.

Ce n'est qu'un mois après un changement de municipalité, lors de la séance du 26 juin 1904 présidée par son nouveau maire Emile PESCHEUX, que les élus reviendront sur leur décision. L'acte d’engagement sera signé après autorisation de l’assemblée délibérante seulement le 8 avril 1906.

Et ce n'est que le 29 avril 1942 que le maire, Emile PAILLERY, est autorisé par ses collègues à faire installer le téléphone à la mairie.

"La cabine publique" sera longtemps assurée par Monsieur HEDOU, jusqu'à ce qu'une délibération du conseil municipal du 29 novembre 1958 décide de transférer ce service à la poste dont le bâtiment avait été récemment acquis par la commune.

L'énergie électrique et l'éclairage public

Par délibération du 28 janvier 1926, on apprend que Turny va recevoir l'énergie électrique. Les travaux s'effectueront peu à peu pour se terminer vers la fin des années 1930 (Bilan de mandat par Edgar PESCHEUX)

La pose de deux postes de transformation électrique est réalisée : l'un à l'entrée de Turny, le second en bordure de la fourche du chemin et nouveau chemin de Linant à Courchamps.

Puis en 1964, installation de l’éclairage public. Le 22 mai, l'entreprise "Sud Electrique" effectue les essais et le 9 juillet la municipalité procède à « l'inauguration des lumières » à l'école des filles.

De souvenir, cette fête inaugurale prise en charge par le café MOREAU, à la demande de la municipalité, s'est révélée être une débauche invraisemblable en raison de la gratuité des vins, whisky et autres alcools, ainsi que les cigarettes. La foule nombreuse s'arrachait bouteilles et cartouches de tabac. Des incidents ont éclaté entre individus en état d'ivresse.

Néanmoins, depuis cette date l'église est mise en valeur, les jours de fête, par de puissants projecteurs,.

Notons qu'en séance d'octobre 1984, le conseil municipal décide le retrait des lampes au sodium orange dont la consommation en énergie devenait insupportable.

Bien plus tard, en 1994, pour le plaisir des yeux et notamment mettre en valeur l'église, on décidera d'enfouir en sous-sol les fils électriques et de réaliser un éclairage des rues de couleur orange, avec des luminaires dans un style d'époque ancienne.

Turny à l'aube de l'an 2000 (photo janvier 2000)

Organisation du réseau routier

Les routes n'étaient que des chemins de terre. Elle furent aménagées avec des matériaux caillouteux et élargies à la fin du siècle précédent, telle la réalisation des chemins n°6 par délibération du 20 octobre 1891, et aussi l’aménagement du chemin vicinal n°5 reliant Linant à Courchamp par autorisation du 19 juillet 1908.

Puis, surtout à partir de 1950, les routes sont peu à peu goudronnées sur l'ensemble du territoire (ex. la délibération du 14 janvier 1956 autorise le goudronnage des chemins vicinaux n°03 et n°06).

Le service postal

Le 15 février 1903, il est demandé au bureau postal de Saint-Florentin, auquel est rattaché Turny, deux distributions postales journalières. Il ne faut pas oublier que le courrier est à cette époque le seul moyen de correspondre.

A l'ère du fax et des communications par satellites, nous comprenons l'importance du facteur.

Une délibération du 9 Juin 1906 mentionne que les hameaux de Bas Turny, L’hopital, Courchamp, Maraults, doivent attendre le passage du facteur pour déposer leur courrier et que « ceci n'est plus admissible ».

Aussi, il est vigoureusement demandé une boite aux lettres dans chacun de ces villages.

En séance du 14 janvier 1956, les élus décident d’acquérir « la maison CAUCHOIS » du nom de son propriétaire et qui était un ancien café, afin d'en faire une agence postale à Turny.

Une agence postale qui servira de dépôt de pain à la fin des années 1970 et sera rattachée à la poste de Neuvy-Sautour, dans la même période.

L'eau potable

Rien n’est plus normal, de nos jours, que d’avoir l’eau courante. Pourtant, il n’y a pas si longtemps encore les Turrois allaient aux puits.

Le 9 août 1936, le conseil municipal demande à adhérer au syndicat d'adduction d'eau potable de Saint-Florentin, en vue d'équiper les foyers de ce précieux service.

Cette demande est renouvelée et définitive le 27 septembre 1942.

Pourtant, ces souhaits d'avant-guerre des élus ne se concrétiseront que vingt ans plus tard environ, et cela mettra dix ans pour être terminé.

En 1956,(13 septembre), le Fays reçoit le premier l'adduction d'eau. Lors des sécheresses, plus que partout ailleurs sur la commune, le village du Fays souffre d’un manque d’eau absolu. Une délibération du 1er septembre 1904 nous indique que le point d’eau salvateur est la mare du lavoir,

Le 25 janvier 1966, installation de l'adduction d'eau à Turny,

En 1967, le Bas Turny sera le dernier hameau à recevoir l'eau courante.

Les châteaux d'eau seront situés au Fays et à Courchamps.

Avant ces dates, les Turrois s’approvisionnaient aux puits communaux ou aux puits privés qu’ils avaient creusés.

A Turny par exemple, les habitants de la grande rue tiraient l'eau dans un puits situé dans la ruelle, entre le n° 7 et le n° 9 de cette rue. Le linge était lavé dans les lavoirs communaux ou privés pour ceux qui en possédaient un.

Turny va entrer dans le troisième millénaire sans que son assainissement ne soit réalisé.

La dispersion des hameaux rend l'opération trop coûteuse rétorquent les élus.

Pourtant cette commune devra un jour traiter ses eaux usées, opération qui deviendra obligatoire au nom du respect de l'environnement.

Décisions diverses présentant un caractère d'utilité publique

Par délibération du 21 mars et 2 juin 1962, les élus donnent un avis favorable pour installer une pompe à essence sur la place de Turny, à la boulangerie. Ce service était important à une époque où le prix de l'essence était le même quel que soit l'endroit d’approvisionnement. La guerre des prix avec les supermarchés n'existait pas encore.

Avec le départ de ce boulanger, à la fin des années 1960, la pompe à essence fut supprimée.

Le 10 novembre 1965, les élus décident de vendre une partie de l'immeuble attenant à la poste, au n°16 Grande Rue, pour l'installation d'une boucherie tenue par Monsieur MAISON.Le 10 novembre 1965, les élus décident de vendre une partie de l'immeuble attenant à la poste, au n°16 Grande Rue, pour l'installation d'une boucherie tenue par Monsieur MAISON.

Malheureusement, ce commerçant est décédé brutalement à l'âge de 35 ans. La boucherie fut reprise par Monsieur DRUGE. En raison d’une activité insuffisante, ce commerce fut vendu à un particulier qui le transforma en simple logement à partir de 1971.

Le 8 février 1969, le conseil municipal décide d'installer le chauffage central à "l'école des garçons" (école attenante à la mairie actuelle). L’installation de la chaudière est réalisée dans les locaux du cadastre, ce qui est contraire à toute règle élémentaire de sécurité. Un incendie en ces lieux détruirait de précieux documents.

Il est étonnant que la commission de sécurité, inspectant les immeubles recevant du public, n'ait jamais formulé d'observation.

Auparavant, le chauffage de cette école était assuré par un poêle à bois situé au milieu de la classe.

Par délibération du 30 avril 1966, il est décidé que le ramassage des ordures ménagères aurait lieu deux fois par mois. Par délibération du 30 avril 1966, il est décidé que le ramassage des ordures ménagères aurait lieu deux fois par mois.

En juin 1981, construction de la salle des fêtes. En juin 1981, construction de la salle des fêtes.

En octobre 1995, est réalisée la réfection complète de la place de la mairie, avec construction de la fontaine.

Pompiers

Le 11 octobre 1967, les élus décident d'acheter une motopompe pour équiper les dix sapeurs-pompiers (Adjudant Raby mélix).

Le 20 avril 1968, est inaugurée cette la pompe à incendie.

L'activité du corps des sapeurs-pompiers de Turny est très diversifiée. Voici par exemple, en 1984, le bilan de leurs interventions :

- Feux de paille,

- Cinq feux de cheminées,

- Deux feux à la décharge publique,

- Un feu de meule de paille,

- Un feu de moissonneuse batteuse,

- Deux feux de chaumes,

- Dégagement de la chaussée obstruée par un arbre abattu,

- Capture d'un cheval emballé,

-   Destruction d'une vingtaine de nids de guêpes ou de frelons.

Les pompiers ont rarement eu à faire face à des sinistres importants.

La violence de l'incendie qui a complètement détruit le domicile de M. VIAUT aux Maraults, en 1979, est à souligner ainsi que l'explosion d'une bouteille de gaz au début de l’année 1965, chez M. PAILLERY, au Moulin Neuf .

ARCHIVES SONORES DE 11 MINUTES :
DISCOURS DE RAOUL DUBOIS EN DECEMBRE 1974 A L'OCCASION DU REPAS DES POMPIERS AU CAFE MOREAU

 

 

Photo P. MOREAU avril 2001 (nettoyage des égouts par les pompiers)

Adduction d’eau et restauration de l'église

 

Boite aux lettres de L’hôpital  datant de 1906

Ci-dessus :Turny sans trottoir sans eau sans électricité et route non goudronnée

Extrait l'yonne Républicaine novembre 1995.

 

Ci dessus : Extrait de l'yonne Républicaine du 20 mai 1996. (Inauguration le 19 mai 1996 en présence du secrétaire  Général de la Préfecture,du député P. AUBERGER, du conseiller général G. BOURGOIN, et du maire de Turny)

Ci-dessous : La place de la mairie avant pendant puis après aménagement (Années 1960 -  années 1995)

Ci-dessous années 1991-1992

Ci dessous année 1996 mois de mai

Ci dessous hiver 1996 et  été 1997

 

Photo Mai 1994 (vide grenier)

-1995- Enfouissement des lignes électriques et téléphoniques

 

Photo :Août 96

Extrait de L’yonne Républicaine du 12 juillet1966

 

Avant qu’il y ait l’eau courante, les habitants du saudurand utilisaient ce puits (photo 1997)

Exemple de problème avant que l'eau courante ne soit installée au Fays

 

Extrait de l’Yonne Républicaine (Décembre 1996)

b) Historique de la construction de la salle des fêtes

Le 18 novembre 1972 est présenté, par le Maire Raoul DUBOIS, le premier projet de construction de la salle des fêtes. L'implantation est prévue entre les deux bâtiments scolaires, pour un coût de 250 000 F. La polémique est vive sur le sujet avec l'opposition municipale (Echo de Turny N°13).

En juillet 1973, d'autres lieux d'implantation sont proposés en raison de problèmes techniques. Le choix s'oriente alors :

- soit sur une parcelle de terrain appartenant à cette époque à Mr TRIBAUDEAU et qui est située derrière l’église au numéro 8,

- soit sur le terrain communal situé derrière l'église.

Par ailleurs la prévision du coût passe à 300 000 F (Echo de Turny N°15).

Lors de la séance du conseil municipal du 15 septembre 1973, le Maire annonce un coût de 320 000 F. Le 24 novembre de la même année, un courrier de l’Inspection d'académie, précisant qu'il est interdit de construire sur le terrain entre les écoles, clôt la polémique sur les projets envisagés à cet emplacement (Echo de Turny N°17).

Le 13 décembre 1973, une somme de 100 000 F est inscrite pour la construction de la salle.

Inquiète de voir le coût de la construction augmenter à chaque réunion du conseil municipal, l'opposition municipale organise une pétition recueillant 190 signatures.

L'hostilité des Turrois à la construction de la salle des fêtes est établie. Cette pétition est envoyée à diverses personnalités le 15 février 1974 (Echo de Turny N°20).

Avec le dernier numéro de l'écho de Turny (N°20 ), le projet est mis en sommeil.

Viendra ensuite la période de la commune de Chailley-Turny, de mars 1977 à décembre 1978, et ce n'est qu’après les élections municipales de février 1979 que le projet resurgira.

Le lieu d'implantation proposé derrière l'église est rejeté par le Service Départemental d’Architecture (Beaux-Arts), en raison de l'incompatibilité des deux architectures.

L'opposition municipale réagira peu et le projet de construction d'une salle des fêtes, appelé plus exactement Foyer Socio-Educatif, aboutira et sera inauguré le 15 mai 1982 en présence du Préfet, du Président du Conseil Général, d’un Sénateur, du Député, de plusieurs Conseillers Généraux, d’un juge d’instance. Une inauguration réussie, que Raoul DUBOIS qualifiera de « journée mémorable.

Les délibérations des 25 septembre et 2 novembre1996 décident d’agrandir le foyer et d’installer un chauffage par le sol.

Pour le Maire , ces travaux marqueront le début d’un conflit avec une partie du conseil municipal. Une élue, contestant en avril 1998 la validité d’une délibération du 6 février 97 autorisant le Maire à emprunter un million de francs, dépose une plainte au pénal pour faux et usage de faux. Les réunions de l’assemblée municipale de l’été et de l’hiver 1998 qui suivront seront agitées et à rebondissement (voir détails chapitre élection année 1995).

La salle des fêtes (photo août 1995)

La salle des fêtes après extension (photo novembre 1997)

 

Et que la fête commence !   (2 février 1982)

 

 

Extension de la salle des fêtes…les ennuis commencent.

(Voir détails au chapitre des élections année 1995)

C) Historique de la construction du terrain de tennis

Dans le bulletin municipal n°17,(Oct.1988) P.11, le Maire résume l’historique de la construction du terrain de tennis. Ce document est repris ci-dessous.

"Bien que n'ayant pas personnellement eu connaissance de propos désagréables circulant au sujet du tennis de Turny et de sa mise en service, il semble que certains conseillers municipaux aient eu à me justifier, vis à vis de certaines personnes peu au courant des réalités départementales.

Je me ferai donc un plaisir de rappeler pour tous le déroulement de ce chantier.

Dés l'été 1987, le Conseil Municipal de Turny envisagea la construction d'un court de tennis et une délibération du 24 septembre 1987 décida sa construction. Budgétisé le 15 octobre, il fit l'objet d'une demande de subvention le 12 novembre. De décembre à février 1988, ce fut la phase de consultation des entreprises susceptibles de nous satisfaire

- Central court

- Courcelles Construction

- Tennis Serge CASTAGNET

- Tennis Jean BECKER

- SOTENNIS

Le 19 février, le Conseil décida son emplacement et le 3 mars une décision de principe ainsi qu'un devis type fut adressé au Conseil Général. Le 3l mai la commune choisit définitivement son constructeur et adresse au Conseil Général et au Service de la jeunesse et des Sports, le dossier prévoyant l'implantation pour le 14 juillet.

Devant la lenteur des démarches je fis, le 20 juin, une demande de dérogation pour pouvoir commencer les travaux avant l'arrêté de subvention. Mais conditionnée par une approbation technique de la Préfecture et par l'obtention d'un permis de construire, elle ne nous parviendra que le 7 septembre.

Pendant près de deux mois, notre dossier restera bloqué tantôt à la Préfecture, tantôt au Conseil Général, tantôt à la Jeunesse et les Sports.

Par contre l'entreprise, de parole elle, et pour ne pas

risquer des pénalités de retard, commença les travaux pendant la belle saison. Ce qui avait été promis au contrat, compte tenu de la nature humide du terrain. C'est ainsi que nous avons assisté à ce paradoxe de voir le tennis construit sans pouvoir y jouer sous peine de perdre la subvention de 50 000 Francs du Conseil Général. Etions-nous assez riches pour nous permettre de perdre cette somme ?

Aujourd'hui, tous les avis favorables sont arrivés et le tennis de Turny va pouvoir mettre en place des structures qui lui permettront un bon fonctionnement dès le printemps prochain.

Une fois de plus, certaines administrations ont tenu à nous montrer leur mainmise, et il est évident que si nous avions accepté la proposition d'aide technique de la D.D.E et le versement de sa commission, notre dossier n'aurait pas ainsi été ralenti et notre tennis nous aurait coûté près de 50% plus cher."

signé le Maire A. BROUSSEAU

Le terrain de tennis (Photo août 1995)

Photo juin 1991

Photo mars 1989

d) Le Plan d'Occupation des Sols

Le Plan d'Occupation des Sols ou P.O.S est une procédure prévue par un dispositif législatif qui engage les élus municipaux, avec un certain nombre de partenaires, dans une réflexion globale sur l'évolution de la commune : concevoir son avenir, former des projets à moyen et long terme. Ce P.O.S a enfin pour objet de prévoir une organisation du territoire communal :

- en réglementant l'utilisation des sols,

- en organisant mieux l'implantation et la desserte des constructions,

- en protégeant les espaces naturels et les édifices historiques...

C'est ce projet communal qui prend corps dans les différentes pièces du dossier.

Alain BROUSSEAU, Maire de Turny, définit ainsi dans son éditorial du bulletin d’informations municipales n°5, de juillet 1984, l'intérêt de l'élaboration d'un P.O.S. à Turny.

"... Pour nous, l'avenir passe par l'établissement d'un Plan d’Occupation des Sols. Pour pouvoir conserver à notre pays tout ce qui fait son charme et sa particularité, pour éviter les atteintes d'un urbanisme anarchique, pour dissuader les spéculateurs qui, en faisant monter le prix des terres, empêchent les jeunes de s'installer, notre conseil doit prendre ses responsabilités et définir les limites des différentes zones.

Zone constructible, naturelle, à protéger, artisanale…

Cela ne se fera pas sans heurt, mais il faut que chacun soit conscient que l'intérêt commun passe avant les avantages particuliers. Avec votre concours, votre soutien et votre confiance nous préparerons Turny à la vie du XXIème siècle." 

Le P.O.S à Turny était envisagé depuis fort longtemps. Il a été prescrit par Arrêté municipal durant la fin des années 1970, par Raoul Dubois.

Lors de sa réunion du 14 juin 1983, la toute nouvelle municipalité décide de reprendre l'étude de ce dossier commencé quatre ans auparavant, motivant de façon exagérée sans doute « …que le conseil municipal perdrait tout droit de regard sur les implantations des constructions s’il ne réalisait pas son P.O.S avant juillet 1983… ». 

Lors de la séance du 14 mars 1984, le conseil municipal choisit d'élaborer un P.O.S. simplifié.

Les prescriptions imposées par l' Etat sont :

La protection des zones boisées,

La protection d'un périmètre autour de l'église,

La protection d'un périmètre autour des liaisons hertziennes,

La protection de la voie romaine.

Lors des réunions du 31 janvier puis du 9 mai 1985, le conseil municipal précise à l'unanimité ses objectifs en matière d'urbanisation.

« ...A l'unanimité, le conseil décide que la mise en oeuvre du P.O.S aura pour but de densifier l'habitat dans les hameaux. Il repousse l'idée de voir transformer le village en une longue rue et pour cela refuse les constructions le long des routes départementales, notamment entre Turny et Bas Turny, Turny et L’hôpital, l'Hopital et Linant... »

« Le conseil décide :

- De ne pas faire effectuer l'étude générale de la perméabilité des solsproposée par la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) et la Direction Départementale de l’Agriculture (DDA) et dont le coût s'élèverait entre 120 000 Fet       150 000 F,

- De faire effectuer des carottages de terrain dans les zones présumées constructibles et d'en confier l'analyse à la station agronomique. Les résultats de ces analyses seront annexés au P.O.S.

- De différer sa décision en ce qui concerne l'étude architecturale de la commune et de consulter les P.O.S. des communes voisines ».

Finalement, c'est la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (D.D.A.S.S.) qui se chargera d'une vingtaine de sondages repoussant, en séance du 24 septembre 1985, l'étude d’adaptabilité des sols proposée par la D.D.E. ainsi que la proposition d'étude architecturale.

Le conseil décide par ailleurs d'élaborer son propre règlement de P.O.S. à partir des documents des communes voisines.

Le 30 juin 1986, le Maire informe le conseil municipal des résultats des carottages effectués les 5,6 et 7 mai 1986 sur le territoire communal.

« ...peu de terrains semblent propices à des systèmes d'assainissement individuels, surtout à cause de la nature des terrains et de la proximité de la nappe phréatique. Il faudra envisager des assainissements groupés et de grandes surfaces d'épandage.

Les conclusions de ce rapport, ainsi que les solutions envisagées serviront à l'établissement des annexes sanitaires du P.O.S... ».

Le conseil profite de l'étude du P.O.S pour mettre à jour, en octobre 1987, les plans d'alignement.

Le 16 septembre 1987, l'élaboration du dossier est terminée et le conseil municipal arrête le P.O.S. par délibération.

Après l’application de toute la procédure administrative et notamment après sa publication, ce document devient opposable au tiers à partir du 29 juillet 1988.

Dans un premier temps, le conseil municipal repousse l'enquête publique en séance du 22 décembre 1988.

La décision visant à approuver le P.O.S., en demandant la nomination d'un commissaire enquêteur au Tribunal Administratif de Dijon, intervient seulement après les élections municipales de mars 1989 : le 23 août 1990.

Lors de cette séance, le conseil municipal

- Décide d'informer les Turrois le 20 octobre 1990,

- Fixe la date d'ouverture de l'enquête publique au 22 octobre 1990, - Fixe la date d'ouverture de l'enquête publique au 22 octobre 1990,

- Fixe la date de clôture de l'enquête publique au 28 novembre 1990.

Les remarques sont reçues par le commissaire enquêteur sur le registre de l'enquête publique, le dernier mercredi d'octobre 1990 et les mercredis de novembre 1990.

Neuf observations y seront consignées et le conseil municipal délibérera sur celles-ci en séance du 14 janvier 1991.

En cette même séance, phase ultime, le conseil municipal approuve le Plan d'Occupation des Sols de Turny.

En réunion du 5 septembre 1991, le conseil accepte la signature d'une convention Etat-Commune pour la mise à disposition gratuite des services de la D.D.E. de Saint-Florentin, pour l'instruction des dossiers d’autorisations d’occuper ou d’utiliser le sol ; le P.O.S. de Turny étant approuvé depuis plus de six mois, cette tâche incombe désormais à la commune …

L’élaboration du P.O.S. a duré sept ans et demi, de juin 1983 à janvier 1991, soit plus d'un mandat.

A partir de la date de l'Arrêté de prescription, la procédure a duré près de douze ans.

Dans le bulletin d'informations municipales n°5, Alain BROUSSEAU - Maire de Turny- estimait au début de l'année 1984, de manière très optimiste,

« ...que ce P.O.S pourrait être définitif avant deux ans… ».

L'élaboration de ce document a eu, avant tout, le mérite de faire réfléchir les élus sur le développement de l'urbanisation sur le territoire communal, dans une circonscription municipale où l’éparpillement des constructions est extrêmement pénalisant.

e) Choix du nom des rues de la commune

Le projet d’attribuer des noms aux rues de la commune est relativement récent. Jusqu'en 1983, cette carence n'était pas perçue comme étant un problème. Même l’employé de la poste - le facteur - premier utilisateur des adresses et connaissant tout le monde n'éprouvait pas lui-même ce besoin.

Pourtant dès ses premières réunions, le tout nouveau conseil municipal succédant à Raoul DUBOIS envisageait, en séance du 31 mars 1983 et sans en motiver la raison et le besoin, de donner un nom à chaque rue de Turny et des hameaux.

Ce n'est que trois ans plus tard, en réunion du 30 janvier 1986, qu'un groupe de travail composé de Me CORGERON, M. PESCHEUX et M. BROUSSEAU est chargé de trouver des noms aux rues du bourg et des hameaux, à partir de l'histoire locale.

Le conseil municipal souhaite que des personnes âgées, en raison de leur connaissance de la localité participent à ce travail.

La toute première réunion se tiendra le 11 mars 1986, à 2OH30 ( (B.I.M n°10 - mai 1986 - P.5)).

Lors de la séance du 26 août 1986 le travail semble achevé. Le conseil municipal examine l'étude et arrête les noms des voies.

Le choix des appellations soumises par la commission a été fortement influencé par les travaux de Bénony DURANTON publiés dans l'annuaire de l'Yonne en 1854. Notons que, avant la révolution, certaines rue avaient des noms. Par exemple la grande rue s'appelait "la rue du Pont Maillet"

Ce n'est qu'en septembre 1987 que les premières propositions de "plaques de rues" des Etablissements GIROD sont présentées par le Maire :

« tôle émaillée de couleur marron, avec caractères simples blancs, écussons aux armes de Turny et des potelets de trois mètres »(B.I.M n°15 - janvier 1988 - P.3).

Dans le bulletin d'informations municipales n°17, d'octobre 1988, les plans sont publiés avec les noms des rues

Un projet de foire qui n'a jamais vu le jour

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