Toute représentation reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants-droit ou ayants-cause est illicite. Loi du 11 mars 1957, article 40 alinéas 2 et 3.Toute représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit constituerait  donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.

L'EGLISE DE TURNY

 

Jusqu'au XVIème siècle, il n'y avait qu'une chapelle que le fléau des guerres obligeait à rebâtir sans cesse.  En 1518, sous les règnes des Seigneurs Jean puis Antoine De L’Espinasse (1493-1553), fut construite l'église actuelle au centre du bourg .

Achevée provisoirement en 1550 elle fut dédiée, comme tous les bâtiments religieux précédents, à Saint Mammès, son patron (Santi Mammétis de Turniaco).

Au XVIème siècle, le revenu annuel de l'église était alors de quatre cents livres et il y avait huit cents  communiants.  

Au cours des siècles qui suivirent la construction, pratiquement toutes les générations de Turrois ont été baptisés, se rendaient à l'église chaque dimanche. y ont fait leur communion solenelle,  se sont mariés, enfin ont rejoint leur dernière demeure après une ultime messe.

                   Par délibération du 5 novembre 1913 l’assemblée municipale a accepté à l’unanimité la proposition de la commission des monuments historiques pour que  l'église de Turny soit classée par les bâtiments de France.

Elle fut inscrite à l’inventaire  des monuments historiques, par les Beaux-Arts, le 22 octobre 1913 (JO DU 10 Janvier 1933 P. 86) (Service Départemental d’architecture aujourd’hui)  

 L'église de Turny, une vieille dame de 5 siècles qui a fêté cet anniversaire tout au long de l'année 2018

     Dans différents lieux de l'église figurent quelques dates clefs de sa construction, 1518 première pierre, 1538 construction des nefs 1670  construction du retable.

     L'église de Turny   est une église dont la nef centrale et les 2 nefs collatérales sont de hauteur égale. C'est une église-halle, . Elle se caractérise aussi par des colonnes très élancées qui supportent directement les voûtes juxtaposées, il en résulte une certaine minceur des profils.

La grande nef et les bas cotés sont voûtés en ogive à fines nervures et arête prismatique.  Quant à la nef centrale, en l'absence des fenêtres hautes, elle est éclairée indirectement par la lumière provenant des nefs latérales. L'église-halle se rapproche de la conception d'une vaste salle hypostyle voûtée.

    Selon Bénony DURANTON, le seigneur de l’époque - le Comte de Chemerault - aurait profité de la présence d’ouvriers habiles au château pour enrichir le choeur de l’église de décors qui soient  en adéquation avec les autres parties de l’édifice.

  Sur le pilier est fixé une plaque qui indique la date de la pose de la 1er pièrre. On peut  lire :

Ce pillier cy povr verite

Av moys de mars ne favt dovbter  

 fvt commance par bone gvise  

et la premiere pierre assise

par EDMON GIRARD fvt posee

et de vin très bien arrovsee 

en l’an de grace jesv christ.

1518 

 

                      

            Sur la  clef de voûte de la seconde travée, est inscrit : Anno dommini 1538. Sans doute la date à laquelle la nef à été achevée ?

            Le seigneur et sa famille possédaient ses bancs dans le choeur de l’église jusqu’en 1791, date à laquelle on les fit replacer dans les rangs et dans la forme des autres.

            Le maître autel, à colonnes corinthiennes, grand et bel ouvrage en pierre est flanqué de deux ailes semées de blasons de pommes que l’on a retrouvé dans les armoiries des seigneurs de Champlost. Il a été élevé en 1671 comme l’indique l’inscription placée à gauche, dans le sanctuaire.

            DU REGNE DE LOUIS XIV CE RETABLE DU GRAND AUTEL A ETE CONSTRUIT EN 1671 PAR JEAN B PRENE ET NICOLAS  MARTIN  ENTREPRENEURS M. FRANCOIS JAVARY ETANT CURE

            QUI A POSE LA PREMIERE PIERRE PIERRE DUBOIS FRANCOIS FOUREY MARGUILLERS EN 1670 JEAN GILLOT JEAN CASSEMICHE MARGUILLER EN  1671 M. LADMIRAL......... ADDENIN..........RENE  

                                                                                                               Plaque fixée  à gauche, dans le sanctuaire                                                                                       Colonne corinthienne

 

a) SAINT MAMMES

Il est intéressant d'étudier la vie du Saint à qui a été dédiée la construction des bâtiments successifs religieux de Turny, depuis le XVème siècle.

Saint Mammès naquit à Césarée, capitale de la Cappadoce, pendant les persécutions que l'Empereur Valérien déchaîna contre les chrétiens en 259.

Le père et la mère de Saint Mammès, d'origine patricienne, furent victimes de la persécution de ce Valérien et méritèrent plus tard d'être martyrs de la foi.

Une généreuse chrétienne nommée Ainmia, ensevelit les restes précieux des deux martyrs du Christ et recueillit l'orphelin qui venait de faire son entrée en ce monde.  Elle lui servit de mère et la première parole que l'enfant bégaya fut justement celui de "MAMMA" , d'où lui serait venu le nom de "Mammès".

Mammès eut une éducation privilégiée.  Son instruction lui conféra plus tard une réputation d'homme de science et de vertu.

Pendant ce temps pour combattre la religion chrétienne, le dirigeant "païen" en place, APPOLONIUS DE THYANE accomplissait de faux prodiges.

          C'est Mammès qui, par de vrais miracles, va confondre ce magicien et  étonner ainsi le monde par sa courageuse fermeté.

Les miracles se multiplient sous les pas de l'héroïque enfant.

Les portes de la prison où il a été enfermé s'ouvrent devant lui, les bêtes sauvages auxquelles il est jeté pour être dévoré se prosternent devant lui et lui font escorte, les flammes du bûcher le lèchent sans lui causer de brûlures, enfin le lion vengeur obéit à ses ordres et égorge les ennemis de Dieu.

Mammès est mort très jeune, à peine âgé de quinze ans, après avoir donné le témoignage de la Sainteté

Lorsque le moment  est venu pour Mammès de recevoir la récompense, Dieu cesse de le protéger de ses ennemis.  Frappé d'un trident  l'adolescent recueille, dans ses propres mains, ses entrailles qui s'échappent par une plaie béante.  Comme soutenu par une force divine, il sort de l’amphithéâtre sans que personne n'ose l'arrêter.  Il marche jusqu'à une grotte voisine de Césarée où il s'étend doucement sur la terre et rend son âme à Dieu, en 275.

Quelques années après son martyr, le culte de Saint Mammès est populaire dans l'Orient tout entier.  Les croisades vont faire connaître son nom aux peuples de l'Occident.  En France, le grand martyr trouve sa patrie d'adoption.

Les princes, les évêques  des villes se disputent ses reliques qui opèrent, dit- on, des guérisons miraculeuses.

Sans aucun doute, et comme le confirme Bénony DURANTON , ce sont les Templiers influencés par l'Orient au cours de leurs croisades qui sont à l'origine du choix de Saint Mammès comme Saint Patron avant le XVème siècle, époque à laquelle d'ailleurs l'église actuelle n'existait pas encore.

"Mammés" Un Saint très important pour les Turrois durant des siècles. Ce prénom était  très utilisé, par les habitants jusqu'au début début du XIXème siècle, comme par exemple :

RENVOYER  Mamés
année de naissance: 2/04/1792
commune de résidence : TURNY

 BERTHELIN Mamés Jacques
année de naissance : 24-10-1782
commune de résidence : TURNY

MOREAU Mamès décédé le 26 sept.1851

  Depuis 1988, comme pour faire resurgir le passé rude et magique de l'époque des Templiers,  enfoui depuis bien des siècles par des guerres et des malheurs qui n'ont cessé de ravager la région, le Conseil Municipal de Turny a décidé de désigner "Place Saint Mammès" l’emplacement qui fut le cimetière jusqu’en 1896, puis communément appelée depuis cette dernière date « Place de l'Eglise».  

        

Dans l'église, la Statue de ST Mammès accompagnée du  lion vengeur

trône en bonne place à  gauche de l'autel. 

ST Mammès porte ici les stigmates de ses souffrances 

dont ses entrailles qui s'échappent de son abdomen.

 

ST MAMMES racontant sa vie de souffrances sous la haute bienveillance de sa statue inondée de soleil à ce moment

 ST MAMMES est incarné ici par un comédien Turrois  lors des festivités organisées en août 2018 pour commémorer les 500 ans de l'église

  b) Extérieur de l'église  

  Bénony DURANTON raconte que les fondations sur lesquelles repose ce monument sont situées à une grande profondeur et sont assises sur des pièces de bois et des blocs de pierre.

L'église de Turny a plus de quatre siècles et nécessite un entretien croissant. Il se produit  une dégradation des quelque cent soixante  neuf marches de l'escalier en colimaçon qui conduit aux promenades situées à trente cinq mètres.

Tout au long de l'ascension, à chaque porte, s’offrent au regard les structures de bois et la conception architecturale robuste de l'église ainsi que les imposantes et magnifiques cloches.

Il est fort dommage que la présence de nombreuses branches, rapportées par les corneilles nichant dans ce monument lors de la période de reproduction, viennent souiller ces lieux.

En arrivant au sommet se découvre, depuis de superbes sites d'observation, le village aux quatre points cardinaux. L’accès au mécanisme de fonctionnement électrique de la sonnerie des cloches termine la visite.

Il convient d’admirer le portail de l’entrée de l’église avec ses magnifiques ciselures qui cachent quelques diables à l’affût .

            De multiples restaurations effectuées au cours des XIXème puis XXème siècles ont contribué à un entretien indispensable de ce monument vieillissant.

Ainsi des travaux de reconstruction à neuf ont été effectués sur le clocher en 1827. Le 14 août 1892, les élus décident à nouveau la réparation le clocher.

Celui-ci est surmonté d'une grande croix en fer dont les bras sont ornés à leur extrémité de deux fleurs de lys.  Sur la flèche, un coq classique servant de girouette culmine et domine la plaine.

Sous la direction des Beaux-Arts, des réhabilitations de façades et de vitraux furent réalisées de novembre 1962 à mai 1963, du 24 avril 1965 au 15 octobre 1965 puis plus tard en novembre 1975. De même à plusieurs reprises les toits sont rénovés. 1976 par exemple, ou encore juillet 2001 suite aux dégâts de la tempête de juillet 1999 (voir chapitre climat)  

Restauration de la façade sud de l'église  en 1962

Par délibération du 22 février 1971, l’installation d’une pendule électrique fut décidée en remplacement du système mécanique (Contrat d’entretien 8/12/71).

  Les contrastes dans les  teintes des pierres permettent de déceler  aisément, sur les cartes postales et différentes  photographies représentant cette église, celles qui ont été remplacées. Plus blanches, elles se distinguent de l'ensemble grisâtre du reste des façades.

            L’altération des pierres de ce monument est accélérée en raison de la pollution de ce XXème siècle. Les matériaux noircissent et s’effritent.

            Quelques unes se sont  détachées durant l’hiver 1996 confirmant une dégradation  inquiétante de ce monument.

        Pour l'anecdote, selon Bénony DURANTON, en 1830 puis en 1848 « des patriotes ardents » voulaient abattre les fleurs de lys.  Il ne se trouva personne pour aller détacher ces ornements inoffensifs dont la dorure fut confiée en 1829 à un peintre de Saint Florentin.

Chaque siècle possède ses récits. Dans les années 1960, deux individus très enivrés décrochèrent le coq et le promenèrent dans le village en vantant leur mérite et leur courage

Autre histoire : celui qui, en 1975 fut le dernier boulanger de Turny, généra un scandale dans la commune.

En effet, sous l'emprise de problèmes psychologiques dus à une consommation abusive et répétée d'alcool, le boulanger exerçant place de la Mairie tira depuis son magasin, avec une carabine de calibre 22 mm, sur les ouvriers  travaillant à grande hauteur sur des échafaudages, près de la façade Sud de l'église.

A la demande de l'un des conseillers municipaux Albert FOURREY, le Maire- Raoul Dubois- intervint et confisqua l'arme.  

En 2019 les travaux pour la  réfection  des toitures de la partie Ouest de la nef et du bas-côté Nord de l'église commencent., Le coût des travaux pour la rénovation totale en trois tranche est estimée à 2 millions d'euros. 

En raison de la pandémie à la covid 19 les travaux de cette première tranche de rénovation des toitures de l'église qui devaient se terminer fin février 2020 ont été interrompus de février à juin 2020. 

Le coût de cette première tranche ferme est de 178 882€. Mais, les échafaudages loués 4 mois de plus engendreront un surcoût qu'il faudra bien financer

Comme l'indique le plan de financement ci-dessus : 

Subvention de l'Etat, (DETR et DRAC) et de la Région permettront de financer 77% du montant HT, le reste étant à la charge de la commune et financé par des dons à la fondation du patrimoine.

 

Photos juillet 2020

 

d) L’intérieur de l’église

            L’usage voulait que la construction de la nef fut à la charge des habitants et celle du choeur à la charge du seigneur du lieu.

            Deux blasons, un simple et un double qui forment la clef de voûte des deux portes latérales conduisant à la sacristie, mais dont les révolutionnaires de 1793 ont effacé l’empreinte, semblent indiquer que le seigneur de Turny n’était pas étranger à cette construction.  

            La grande ceinture noire connue sous le nom de litre, tendue autour de l’église à l’intérieur des piliers, avec un blason sur chaque pilier, et qui rappelait par tradition la mort du seigneur qui avait contribué à l’édification de cette  église, confirme l’hypothèse selon laquelle Antoine de l’Espinasse et ses successeurs se seraient impliqués dans la construction de cette église.  

Descente de croix huile sur toile

                                                              Angelot doré à l'or fin qui domine le retable                            Angelot cuivré ce qui explique la couleur verte situé au pied de l'autel à la Vierge Marie

 

Scène de baptême du christ

Jesus venant de Nazareth, ville de Galilée, se fait baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sort de l’eau, Jésus voit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fait entendre : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 7-11 

            

                                                                                                  

Cette église renferme, en outre :

           Un jubé des grilles de fer forgé qui ont été enlevées dans les années 1980,

            Une table  de communion en bois, finement travaillée,

            Un tableau de descente de croix et un autre de Saint Laurent,

            Un mobilier des XVIIème et XVIIIème siècles,

            Un baptistère  Louis XIV orné de corps d’anges en pierre,

            Une litre seigneuriale blasonnée de croix,

            Des statues de pierre dont un Saint Vincent un Saint MARC et une Sainte Barbe  

                                                     Saint VINCENT                                                                     ST MARC

La vie de saint Vincent est connu notamment par le biais du poète Prudence (348-env. 415), auteur du Peristephanon.Saint Vincent est né à Saragosse, en Espagne, où il fut diacre de l'évêque Valère. Ce dernier vieillissant souffrait d'un défaut d'élocution, aussi chargea-t-il Vincent de sa mission de prêcher et d'instruire les fidèles, fonction normalement dévolue à l'évêque. Lorsque vinrent les persécutions sous Dioclétien et Maximien, l'évêque et le diacre furent arrêtés et emprisonnés. Le procurateur Dacien les fit comparaitre, et Vincent prit la parole pour confesser leur foi commune. Dacien condamna alors Valère à l'exil et Vincent à la torture, en exemple. Ce dernier conserva un calme inaltérable, se réjouissant même selon la Légende dorée, avant de mourir le 22 janvier 304 (ce jour étant devenu celui de sa fête). Vincent a été torturé sur une maie de pressoir, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il soit saint patron des vignerons (symbolique du sang ayant coulé dans le pressoir à la place du vin, etc...)1.

N'ayant pu le vaincre de son vivant, Dacien chercha à triompher de lui mort en exposant son corps en pleine campagne et en le livrant aux bêtes, mais un corbeau protégea sa dépouille. Dacien ordonna alors de lester le corps d'une pierre et de le jeter à la mer, mais il regagna le rivage plus vite que les marins qui avaient été chargés de cette tâche. Vincent apparut alors en vision à une dame, à qui il indiqua la position de sa dépouille.

Ses restes auraient pu, selon certaines sources, être transportés à l'abbaye Saint-Benoît de Castres en 855 et à la de Lisbonne en 1173. On raconte que durant ce dernier trajet, le navire les emportant aurait été escorté par deux corbeaux.
Selon d'autres, ils auraient été transportés en 779 au cap Saint-Vincent en Algarve (Portugal

 

            Les fonts baptismaux, petit monument octogonal d’une exécution soignée, orné de douze petits sujets qui n’ont rien à voir avec la religion et le baptême et dont l’origine est sans doute bien plus ancienne que l’église et qui selon Bénoni DURANTON proviendraient d’autres églises implantées à cet endroit  même, avant 1550.

        

LES FONTS BAPTISMAUX :

Cuve hexagonale décorée sur ses côtés de bas-reliefs d'enfants jouant ; pied circulaire sur lequel s'appliquent des consoles en volutes ; coquilles sous la vasque.

Située à gauche immédiatement  en entrant dans l'église.

 Des générations de Turrois, depuis toujours, ont reçu le sacrement du baptême en ce lieu

 Il s'agit d'une sculpture en pierre taillée datant du 16ème siècle, propriété de la commune classé MH et référencé PM89001367 par les monuments historique au titre "d'objet" le 21/10/1902:

Description de Bénoni DURANTON : "Petit monument octogonal d’une exécution soignée, orné de douze petits sujets qui n’ont rien à voir avec la religion et le baptême et dont l’origine est sans doute bien plus ancienne que l’église  proviendrait d’autres églises implantées à cet endroit  même, avant 1550."

_______________________________________________

LE BENITIER

A l'occasion des fêtes commémorant l'anniversaire des 500 ans de l'église, le 26 août 2018 fut inauguré le nouveau bénitier de l'église de Turny. Ce bénitier a été taillé dans la pierre de Bourgogne par l'association "Les Joyeux Pierreux" . L'ancien bénitier avait été détérioré accidentellement et rendu inutilisable par une paroissienne

______________________________________________________________

Curiosité

LES VITRAUX DE L'EGLISE

a)     6 verrières : représentant des scènes bibliques, figures de saints (baies 1, 3, 4, 5, 6, 7).  

L' église, commencée en 1518 et construite en une seule campagne, a des restes de sa vitrerie d' origine dans 7 de ses baies  datant de la 1ère moitié 16e siècle ; Ces vitraux de structure à 3  lancettes ; tympan ajouré ont été  restaurés vers 1923, puis à nouveau en 1981 par Pierre Defert qui les a accompagnés d' une vitrerie à bornes. 

Les dimensions de ces verrières sont de H = 350 ; larg. = 200  

 matériaux :  verre transparent (coloré) : gravé, grisaille sur verre, jaune d'argent ; plomb (réseau)  

Iconographie : scène biblique (Dieu le Père, Annonciation, Arbre de Jessé, Prophète) ; figure  (saint Hubert, saint Nicolas, sainte Catherine, femme : en donateur, saint, saint Fiacre, saint Jacques, ange, instrument de musique, dais)  

Des Fragments anciens ont été restaurés et complétés par une vitrerie à bornes moderne avec bordures colorées ponctuées de pièces anciennes. Certains panneaux de la baie 1 ont été regroupés dans la baie 8.  

Ces baies sont classés par le service départemental d'architecture au titre "d'immeuble" depuis le 22 octobre 1913 réf IM89000321

2 des 6 baies à 3 lancettes

b)1 verrière (baie 8), verrière figurée décorative 

Cette verrière a été  recomposée avec 3 panneaux provenant des têtes de lancettes de la baie 1 et fragments divers cousus ; bordure moderne avec pièces de couleur anciennes (Pierre Defert, 1981)

 La dimension est :h = 150 ; la = 85

Matériaux :verre transparent (coloré) : gravé, grisaille sur verre, jaune d'argent ; plomb (réseau)

Iconographie de la baie 8 : figure (Vierge : en buste, ange, dais, putto, banderole, lune, soleil)

Cette baie est classée par le service départemental d'architecture au titre "d' immeuble" depuis le 22 octobre 1913 réf IM89000323

Baie 8

d) Les cloches de l’église  et  le baptême de la cloche « Marie »

Les trois cloches ont été fondues et installées entre 1829 et 1850. Elles composent l’une des plus belles sonneries des environs, selon Bénony DURANTON.

L’antique beffroi a été replacé dans la lanterne reconstruite à neuf en 1829 sur le modèle exact de l’ancienne. C’est la cloche du guet. Elle sert depuis de bourdon à l’horloge communale, d’abord entraînée par un système de contrepoids qui nécessitait d’être remonté chaque semaine, puis fut électrifiée  en 1971.

  Le jour de l’armistice de 1918, l’une de ces trois cloches - la cloche Marie- fondue et installée en 1850 fut endommagée par des coups de marteau  répétés d’un individu enthousiaste.

Le 17 avril  1975, la refonte de cette même cloche (760kg) fut décidée par le conseil municipal de Chailley-Turny et le 4 avril 1976 fut célébré le baptême de MARIE par Mgr STOURM, Archevêque de SENS.  

Lors de la réunion du conseil municipal du 21 mars 2012, des travaux de rénovations sont décidés et le contrat d’entretien triennal de l'horloge et des cloches est renouvelé

« Monsieur CHARONNAT prend la parole et présente un historique.

. En 1960, la pendule de l’église fonctionnait mécaniquement

. En 1971, une pendule électrique a été installée et raccordée aux cloches

. En 1981, remplacement du moteur de l’horloge suite à la foudre un jour d’orage qui l’avait endommagé

. En 1991, système défectueux. Remplacement de l’armoire électrique de commande et de câblage situé dans le beffroi et actionnant les 4 cloches.

Après 21 ans, cet équipement est devenu obsolète et un court circuit  s’est produit courant décembre. 3 devis concernant l’armoire, le câblage et le tableau ont été présentés :

- Ets BODET  4 673,50 € HT

- Ets GRADOUX 5 556,00 € HT

- Ets HEUR’TECH 5 280,00 € HT

Groupama rembourse pour ce sinistre la somme de 3 287,18 €.

Les 3 entreprises sont intervenues et seule la société HEUR’TECH a trouvé la panne sur un moteur de volée et a rétabli le fonctionnement de l’armoire de commandes Monsieur le Maire propose au Conseil de retenir la société HEUR’TECH pour un montant de 5 280,00 € H.T".

Par ailleurs, Le contrat triennal d’entretien des cloches et de l’horloge arrive à terme le 31 décembre 2012. Il est judicieux de confier le contrat d’entretien à l’entreprise qui va réaliser les travaux sachant que l’actuel prestataire qui a fait l’entretien,  à savoir,  la société GRADOUX n’a fait aucune remarque concernant la conformité de l’armoire et aux risques encourus. L’entretien général n’est pas satisfaisant.

- Ets BODET  227,24 € TTC

- Ets GRADOUX 178,14 € TTC

- Ets HEUR’TECH 322,92 € TTC

Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal 

        - décide de procéder à la rénovation du système de sonnerie des cloches de l’église et retient à l’unanimité des présents et représenté (10 voix), le devis de la société HEUR’TECH pour un montant de 5 280,00 € HT.

    - autorise Monsieur le Maire à l’unanimité des présents et représenté (10 voix) à mettre fin au contrat d’entretien avec la société GRADOUX et à signer un nouveau contrat d’entretien des cloches et de l’horloge de l’église avec la société HEUR’TECH pour un montant de 322,92 € TTC (tarif 2012).

  Inscriptions relevées sur la cloche Marie

n    En haut :

  Fondue en 1850, sous l’administration de M. Jean  BEZANCON, Maire , Nicolas FOURREY Adjoint, Pierre Edme LAUBET Président de la fabrique et sous le pontificat de Pie IX et de Mgr MELLON Archevêque de SENS, bénie par Louis F. MERLOT curé de TURNY, sous l’invocation de Marie.

Parrain, M Louis F. Sosthène de LA ROCHEFOUCAULD duc de Doudeauville, grand d’Espagne de première classe, Commandeur de la Légion d’honneur,

 Marraine, Mme Angélique Hermine de VERTEILHAC Duchesse de Doudeauville.  (Voir aussi chapitre seigneurs de Turny )

n   En bas

  Inscriptions ajoutées en 1976

- Andrée TESTA, première  marraine Brigitte Michèle née le 11 octobre 1957,

- Luce LEFEVRE née le 10 avril 1923,

-         BOLLE, Maitre fondeur.

 

e) L’église de Turny classée monument historique

       Devant l’intérêt architectural que représente l’église de Turny, le sous secrétaire d’Etat aux Beaux Arts adresse une proposition de classement au Préfet en décembre 1906. Il aura fallu six ans pour que cela aboutisse.

            En effet, le conseil municipal de Turny sous la houlette de Monsieur Emile PESCHEUX, saisi de cette proposition, répond qu’il ne voit aucune objection à ce fait sous réserve que les parties historiques de l’église passent entièrement à la charge de l’Etat.

            Le sous secrétaire  explique que cela est impossible et que le classement permet simplement de faire bénéficier les autorités locales propriétaires et affectataires d’un édifice, des crédits inscrits au budget des Beaux Arts pour la conservation des monuments historiques.

            Le conseil municipal maintient sa décision de n’accepter que sous condition.

           Le sous secrétaire d’Etat reformule sa demande de classement fin 1913, laquelle est acceptée à l’unanimité  par le conseil municipal.

 L’église  fut classée monument historique par les Beaux-Arts le 22 octobre 1913.

            En octobre 1931 débutent les problèmes. Le conseil municipal qui doit faire face à une dépense de 49 034 F, ayant pour objet la réparation des couvertures de l’église et des vitraux,  refuse de participer.

            En 1984, les dépenses du conseil municipal destinées à l’église représentent 1,3% du budget d’investissement.

            En 1984, les élus inscrivent au budget supplémentaire 12 500 F pour la réfection du pignon Est de l’église. Cette somme représente  un quart du coût de la dépense totale.

Le dossier du classement est disponible service régional de l'inventaire Bourgogne
Hôtel Chartraire de Montigny - 39, rue Vannerie 21000 Dijon 

f) 500 ans de l'église : 1518-2018

Pour commémorer les 500 ans de l'église, la municipalité, les associations et une partie des habitants, ont programmés des animations tout au long de l'année 2018. Un programme conséquent a été présenté notamment les 25 et 26 août

Messe du matin, animations diverses, deux repas citoyens Un spectacle en 5 tableaux rappelant les  moments clefs de l'histoire de l'église et du village a été joué à deux reprises. Des vidéos en vente à la mairie  immortalisent ces moments forts de la vie de la commune.

Pour l'occasion les habitants étaient conviés à prendre  un repas en commun le soir du 25 et le midi du 26 août

 

 

Photographies de l'église

                         

 

                

Photographies années 1970-1980

                   

 

 Photographies années 1980

     

         

Ci dessus l'horloge et la promenade de l'église. On distingue les différences de ton entre les plus anciennes et celles qui ont été remplacées

Photo février 1998

  Ci dessous, dans les années 1960 deux individus très enivrés décrochèrent le coq et le promenèrent dans le village en vantant leur mérite et leur courage

       

De magnifiques ciselures ! Mais des diables surveillent l'entrée de l'église. Cherchez les !

                                    

                

Un vrai faux curé (cacaille) = Christian Gelé. 1980

     

       

             

     

         

          

        

C) Le cimetière

            La tradition voulait que les défunts reposent le plus près possible de la maison de Dieu. C’est la raison pour laquelle, à Turny comme ailleurs, le cimetière était situé autour de l’église. La dernière réglementation était assurée par une délibération d’août 1837.

            Cette dernière décision mentionnait également que le cimetière ne disposait encore que de quelques concessions et « qu’il devrait être translaté un jour ».

    La décision de déplacement du cimetière « à une distance convenable » du village fut prise par délibération du 14 décembre 1890. Les élus votaient une somme de 3550 F pour acheter le terrain au lieu-dit « Le Chailleau » le 9 avril 1896.

  Ce terrain fut choisi parce qu’il est l’un des moins fertiles de la commune 

  Ils décidaient le 26 avril 1896 d’élever un mur de clôture « obligatoire de par la loi » pour un montant de 13043,60 F.

Avant 1896 l’ancien cimetière se trouvait autour de l’église