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L'EGLISE DE TURNY

 

Jusqu'au XVIème siècle, il n'y avait qu'une chapelle que le fléau des guerres obligeait à rebâtir sans cesse.  En 1518, sous les règnes des Seigneurs Jean puis Antoine De L’Espinasse (1493-1553), fut construite l'église actuelle au centre du bourg .

Achevée provisoirement en 1550 elle fut dédiée, comme tous les bâtiments religieux précédents, à Saint Mammès, son patron (Santi Mammétis de Turniaco).

Au XVIème siècle, le revenu annuel de l'église était alors de quatre cents livres et il y avait huit cents  communiants.  

Au cours des siècles qui suivirent la construction, pratiquement toutes les générations de Turrois ont été baptisés, se rendaient à l'église chaque dimanche. y ont fait leur communion solenelle,  se sont mariés, enfin ont rejoint leur dernière demeure après une ultime messe.

                   Par délibération du 5 novembre 1913 l’assemblée municipale a accepté à l’unanimité la proposition de la commission des monuments historiques pour que  l'église de Turny soit classée par les bâtiments de France.

Elle fut inscrite à l’inventaire des monuments historiques, par les Beaux-Arts, le 22 octobre 1913 (JO DU 10 Janvier 1933 P. 86) (Service Départemental d’architecture aujourd’hui)

 

a) SAINT MAMMES

Il est intéressant de ne pas ignorer la vie du Saint à qui a été dédiée la construction des bâtiments successifs religieux de Turny, depuis le XVème siècle.

Saint Mammès naquit à Césarée, capitale de la Cappadoce, pendant les persécutions que l'Empereur Valérien déchaîna contre les chrétiens en 259.

Le père et la mère de Saint Mammès, d'origine patricienne, furent victimes de la persécution de ce Valérien et méritèrent plus tard d'être martyrs de la foi.

Une généreuse chrétienne nommée Ainmia, ensevelit les restes précieux des deux martyrs du Christ et recueillit l'orphelin qui venait de faire son entrée en ce monde.  Elle lui servit de mère et la première parole que l'enfant bégaya fut justement celui de "MAMMA" , d'où lui serait venu le nom de "Mammès".

Mammès eut une éducation privilégiée.  Son instruction lui conféra plus tard une réputation d'homme de science et de vertu.

Pendant ce temps pour combattre la religion chrétienne, le dirigeant "païen" en place, APPOLONIUS DE THYANE accomplissait de faux prodiges.

          C'est Mammès qui, par de vrais miracles, va confondre ce magicien et  étonner ainsi le monde par sa courageuse fermeté.

Les miracles se multiplient sous les pas de l'héroïque enfant.

Les portes de la prison où il a été enfermé s'ouvrent devant lui, les bêtes sauvages auxquelles il est jeté pour être dévoré se prosternent devant lui et lui font escorte, les flammes du bûcher le lèchent sans lui causer de brûlures, enfin le lion vengeur obéit à ses ordres et égorge les ennemis de Dieu.

Mammès est mort très jeune, à peine âgé de quinze ans, après avoir donné le témoignage de la Sainteté

Lorsque le moment  est venu pour Mammès de recevoir la récompense, Dieu cesse de le protéger de ses ennemis.  Frappé d'un trident  l'adolescent recueille, dans ses propres mains, ses entrailles qui s'échappent par une plaie béante.  Comme soutenu par une force divine, il sort de l’amphithéâtre sans que personne n'ose l'arrêter.  Il marche jusqu'à une grotte voisine de Césarée où il s'étend doucement sur la terre et rend son âme à Dieu, en 275.

Quelques années après son martyr, le culte de Saint Mammès est populaire dans l'Orient tout entier.  Les croisades vont faire connaître son nom aux peuples de l'Occident.  En France, le grand martyr trouve sa patrie d'adoption.

Les princes, les évêques  des villes se disputent ses reliques qui opèrent, dit- on, des guérisons miraculeuses.

Sans aucun doute, et comme le confirme Bénony DURANTON , ce sont les Templiers influencés par l'Orient au cours de leurs croisades qui sont à l'origine du choix de Saint Mammès comme Saint Patron avant le XVème siècle, époque à laquelle d'ailleurs l'église actuelle n'existait pas encore.

"Mammés" Un Saint très important pour les Turrois durant des siècles. Ce prénom était  très utilisé, par les habitants jusqu'au début début du XIXème siècle, comme par exemple :

RENVOYER  Mamés
année de naissance: 2/04/1792
commune de résidence : TURNY

 BERTHELIN Mamés Jacques
année de naissance : 24-10-1782
commune de résidence : TURNY

MOREAU Mamès (ancêtre de l'auteur) décédé le 26 sept.1851

  Depuis 1988, comme pour faire resurgir le passé rude et magique de l'époque des Templiers,  enfoui depuis bien des siècles par des guerres et des malheurs qui n'ont cessé de ravager la région, le conseil municipal de Turny a décidé de désigner "Place Saint Mammès" l’emplacement qui fut le cimetière jusqu’en 1896, puis communément appelée depuis cette dernière date « Place de l'Eglise».

  b) Extérieur de l'église

  Bénony DURANTON raconte que les fondations sur lesquelles repose ce monument sont situées à une grande profondeur et sont assises sur des pièces de bois et des blocs de pierre.

L'église de Turny a plus de quatre siècles et nécessite un entretien croissant. Il se produit  une dégradation des quelque cent soixante  neuf marches de l'escalier en colimaçon qui conduit aux promenades situées à trente cinq mètres.

Tout au long de l'ascension, à chaque porte, s’offrent au regard les structures de bois et la conception architecturale robuste de l'église ainsi que les imposantes et magnifiques cloches.

Il est fort dommage que la présence de nombreuses branches, rapportées par les corneilles nichant dans ce monument lors de la période de reproduction, viennent souiller ces lieux.

En arrivant au sommet se découvre, depuis de superbes sites d'observation, le village aux quatre points cardinaux. L’accès au mécanisme de fonctionnement électrique de la sonnerie des cloches termine la visite.

Il convient d’admirer le portail de l’entrée de l’église avec ses magnifiques ciselures qui cachent quelques diables à l’affût .

            De multiples restaurations effectuées au cours des XIXème puis XXème siècles ont contribué à un entretien indispensable de ce monument vieillissant.

Ainsi des travaux de reconstruction à neuf ont été effectués sur le clocher en 1827. Le 14 août 1892, les élus décident à nouveau la réparation le clocher.

Celui-ci est surmonté d'une grande croix en fer dont les bras sont ornés à leur extrémité de deux fleurs de lys.  Sur la flèche, un coq classique servant de girouette culmine et domine la plaine.

Sous la direction des Beaux-Arts, des réhabilitations de façades et de vitraux furent réalisées de novembre 1962 à mai 1963, du 24 avril 1965 au 15 octobre 1965 puis plus tard en novembre 1975. De même à plusieurs reprises les toits sont rénovés. 1976 par exemple, ou encore juillet 2001 suite aux dégâts de la tempête de juillet 1999 (voir chapitre climat)

Par délibération du 22 février 1971, l’installation d’une pendule électrique fut décidée en remplacement du système mécanique (Contrat d’entretien 8/12/71).

  Les contrastes dans les  teintes des pierres permettent de déceler  aisément, sur les cartes postales et différentes  photographies représentant cette église, celles qui ont été remplacées. Plus blanches, elles se distinguent de l'ensemble grisâtre du reste des façades.

            L’altération des pierres de ce monument est accélérée en raison de la pollution de ce XXème siècle. Les matériaux noircissent et s’effritent.

            Quelques unes se sont  détachées durant l’hiver 1996 confirmant une dégradation  inquiétante de ce monument.

        Pour l'anecdote, selon Bénony DURANTON, en 1830 puis en 1848 « des patriotes ardents » voulaient abattre les fleurs de lys.  Il ne se trouva personne pour aller détacher ces ornements inoffensifs dont la dorure fut confiée en 1829 à un peintre de Saint Florentin.

Chaque siècle possède ses récits. Dans les années 1960, deux individus très enivrés décrochèrent le coq et le promenèrent dans le village en vantant leur mérite et leur courage

Autre histoire : celui qui, en 1975 fut le dernier boulanger de Turny, généra un scandale dans la commune.

En effet, sous l'emprise de problèmes psychologiques dus à une consommation abusive et répétée d'alcool, le boulanger exerçant place de la Mairie tira depuis son magasin, avec une carabine de calibre 22 mm, sur les ouvriers  travaillant à grande hauteur sur des échafaudages, près de la façade Sud de l'église.

A la demande de l'un des conseillers municipaux Albert FOURREY, le Maire- Raoul Dubois- intervint et confisqua l'arme.

d) L’intérieur de l’église

            L’usage voulait que la construction de la nef fut à la charge des habitants et celle du choeur à la charge du seigneur du lieu.

            Deux blasons, un simple et un double qui forment la clef de voûte des deux portes latérales conduisant à la sacristie, mais dont les révolutionnaires de 1793 ont effacé l’empreinte, semblent indiquer que le seigneur de Turny n’était pas étranger à cette construction.

            La grande ceinture noire connue sous le nom de litre, tendue autour de l’église à l’intérieur des piliers, avec un blason sur chaque pilier, et qui rappelait par tradition la mort du seigneur qui avait contribué à l’édification de cette  église, confirme l’hypothèse selon laquelle Antoine de l’Espinasse et ses successeurs se seraient impliqués dans la construction de cette église.

Le retable du choeur date donc de 1666. Il a été construit cent seize ans après l’église.

  Selon Bénony DURANTON, le seigneur de l’époque - le Comte de Chemerault - aurait profité de la présence d’ouvriers habiles au château pour enrichir le choeur de l’église de décors qui soient  en adéquation avec les autres parties de l’édifice.

  Cette église a trois nefs (la Trinité). De part et d’autre de la nef centrale, sont érigés l’autel de la Vierge et du Christ. La grande nef et les bas cotés sont voûtés en ogive à fines nervures et arête prismatique. Le  transept de cette église  est  pourvu de piliers à colonette de la Renaissance.

  Sur le pilier, on peut  lire :

                                 Ce pillier cy povr verite

                        Av moys de mars ne favt dovbter

                        fvt commance par bone gvise

                        et la premiere pierre assise

                        par Edmond Girard fvt posee

                        et de vin très arrovsee 

                        en l’an de grace jesv christ.  

            Sur la  clef de voûte de la seconde travée, est inscrit : Anno dommini 1538.

            Le seigneur et sa famille possédaient ses bancs dans le choeur de l’église jusqu’en 1791, date à laquelle on les fit replacer dans les rangs et dans la forme des autres.

            Le maître autel, à colonne corinthienne, grand et bel ouvrage en pierre est flanqué de deux ailes semées de blasons de pommes que l’on a retrouvé dans les armoiries des seigneurs de Champlost. Il a été élevé en 1671 comme l’indique l’inscription placée à gauche, dans le sanctuaire.

            DU REGNE DE........... CE RETABLE DV GRAND

            AVTEL A ETE CONSTRVIT EN 1671 PAR

            JEAN PRENE ET NICOLAS  MARTIN  ENTREPRENEURS

M. FRANCOIS JAVARY ESTANT CYRE

            QUI A POSE LA PREMIERE DVBOIS                           

            FOVREY MARGVILLERS EN 1670

            JEAN GILLOT JEAN CASSEMICHE MARGUILLER

            EN  1671 M. LADMIRAL......... ADDENIN

Cette église renferme, en outre :

            Un jubé des grilles de fer forgé qui ont été enlevées dans les années 1980,

            Une table  de communion en bois, finement travaillée,

            Un tableau de descente de croix et un autre de Saint Laurent,

            Un mobilier des XVIIème et XVIIIème siècles,

            Un baptistère  Louis XIV orné de corps d’anges en pierre,

            Une litre seigneuriale blasonnée de croix,

            Des statues de pierre dont un Saint Vincent et une Sainte Barbe

            Les fonts baptismaux, petit monument octogonal d’une exécution soignée, orné de douze petits sujets qui n’ont rien à voir avec la religion et le baptême et dont l’origine est sans doute bien plus ancienne que l’église et qui selon Bénoni DURANTON proviendraient d’autres églises implantées à cet endroit  même, avant 1550.

        

LES FONTS BAPTISMAUX :

Cuve hexagonale décorée sur ses côtés de bas-reliefs d'enfants jouant ; pied circulaire sur lequel s'appliquent des consoles en volutes ; coquilles sous la vasque.

Située à gauche immédiatement  en entrant dans l'église.

 Des générations de Turrois, depuis toujours, ont reçu le sacrement du baptême en ce lieu

 Il s'agit d'une sculpture en pierre taillée datant du 16ème siècle, propriété de la commune classé MH et référencé PM89001367 par les monuments historique au titre "d'objet" le 21/10/1902:

Description de Bénoni DURANTON : "Petit monument octogonal d’une exécution soignée, orné de douze petits sujets qui n’ont rien à voir avec la religion et le baptême et dont l’origine est sans doute bien plus ancienne que l’église  proviendrait d’autres églises implantées à cet endroit  même, avant 1550."

LES VITRAUX DE L'EGLISE

a)     6 verrières : représentant des scènes bibliques, figures de saints (baies 1, 3, 4, 5, 6, 7).  

L' église, commencée en 1518 et construite en une seule campagne, a des restes de sa vitrerie d' origine dans 7 de ses baies  datant de la 1ère moitié 16e siècle ; Ces vitraux de structure à 3  lancettes ; tympan ajouré ont été  restaurés vers 1923, puis à nouveau en 1981 par Pierre Defert qui les a accompagnés d' une vitrerie à bornes. 

Les dimensions de ces verrières sont de H = 350 ; larg. = 200  

 matériaux :  verre transparent (coloré) : gravé, grisaille sur verre, jaune d'argent ; plomb (réseau)  

Iconographie : scène biblique (Dieu le Père, Annonciation, Arbre de Jessé, Prophète) ; figure  (saint Hubert, saint Nicolas, sainte Catherine, femme : en donateur, saint, saint Fiacre, saint Jacques, ange, instrument de musique, dais)  

Des Fragments anciens ont été restaurés et complétés par une vitrerie à bornes moderne avec bordures colorées ponctuées de pièces anciennes. Certains panneaux de la baie 1 ont été regroupés dans la baie 8.  

Ces baies sont classés par le service départemental d'architecture au titre "d'immeuble" depuis le 22 octobre 1913 réf IM89000321

2 des 6 baies à 3 lancettes

b)1 verrière (baie 8), verrière figurée décorative 

Cette verrière a été  recomposée avec 3 panneaux provenant des têtes de lancettes de la baie 1 et fragments divers cousus ; bordure moderne avec pièces de couleur anciennes (Pierre Defert, 1981)

 La dimension est :h = 150 ; la = 85

Matériaux :verre transparent (coloré) : gravé, grisaille sur verre, jaune d'argent ; plomb (réseau)

Iconographie de la baie 8 : figure (Vierge : en buste, ange, dais, putto, banderole, lune, soleil)

Cette baie est classée par le service départemental d'architecture au titre "d' immeuble" depuis le 22 octobre 1913 réf IM89000323

Baie 8

d) Les cloches de l’église  et  le baptême de la cloche « Marie »

Les trois cloches ont été fondues et installées entre 1829 et 1850. Elles composent l’une des plus belles sonneries des environs, selon Bénony DURANTON.

L’antique beffroi a été replacé dans la lanterne reconstruite à neuf en 1829 sur le modèle exact de l’ancienne. C’est la cloche du guet. Elle sert depuis de bourdon à l’horloge communale, d’abord entraînée par un système de contrepoids qui nécessitait d’être remonté chaque semaine, puis fut électrifiée  en 1971.

  Le jour de l’armistice de 1918, l’une de ces trois cloches - la cloche Marie- fondue et installée en 1850 fut endommagée par des coups de marteau  répétés d’un individu enthousiaste.

Le 17 avril  1975, la refonte de cette même cloche (760kg) fut décidée par le conseil municipal de Chailley-Turny et le 4 avril 1976 fut célébré le baptême de MARIE par Mgr STOURM, Archevêque de SENS.  

Lors de la réunion du conseil municipal du 21 mars 2012, des travaux de rénovations sont décidés et le contrat d’entretien triennal de l'horloge et des cloches est renouvelé

« Monsieur CHARONNAT prend la parole et présente un historique.

. En 1960, la pendule de l’église fonctionnait mécaniquement

. En 1971, une pendule électrique a été installée et raccordée aux cloches

. En 1981, remplacement du moteur de l’horloge suite à la foudre un jour d’orage qui l’avait endommagé

. En 1991, système défectueux. Remplacement de l’armoire électrique de commande et de câblage situé dans le beffroi et actionnant les 4 cloches.

Après 21 ans, cet équipement est devenu obsolète et un court circuit  s’est produit courant décembre. 3 devis concernant l’armoire, le câblage et le tableau ont été présentés :

- Ets BODET  4 673,50 € HT

- Ets GRADOUX 5 556,00 € HT

- Ets HEUR’TECH 5 280,00 € HT

Groupama rembourse pour ce sinistre la somme de 3 287,18 €.

Les 3 entreprises sont intervenues et seule la société HEUR’TECH a trouvé la panne sur un moteur de volée et a rétabli le fonctionnement de l’armoire de commandes Monsieur le Maire propose au Conseil de retenir la société HEUR’TECH pour un montant de 5 280,00 € H.T".

Par ailleurs, Le contrat triennal d’entretien des cloches et de l’horloge arrive à terme le 31 décembre 2012. Il est judicieux de confier le contrat d’entretien à l’entreprise qui va réaliser les travaux sachant que l’actuel prestataire qui a fait l’entretien,  à savoir,  la société GRADOUX n’a fait aucune remarque concernant la conformité de l’armoire et aux risques encourus. L’entretien général n’est pas satisfaisant.

- Ets BODET  227,24 € TTC

- Ets GRADOUX 178,14 € TTC

- Ets HEUR’TECH 322,92 € TTC

Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal 

        - décide de procéder à la rénovation du système de sonnerie des cloches de l’église et retient à l’unanimité des présents et représenté (10 voix), le devis de la société HEUR’TECH pour un montant de 5 280,00 € HT.

    - autorise Monsieur le Maire à l’unanimité des présents et représenté (10 voix) à mettre fin au contrat d’entretien avec la société GRADOUX et à signer un nouveau contrat d’entretien des cloches et de l’horloge de l’église avec la société HEUR’TECH pour un montant de 322,92 € TTC (tarif 2012).

  Inscriptions relevées sur la cloche Marie

n    En haut :

  Fondue en 1850, sous l’administration de M. Jean  BEZANCON, Maire , Nicolas FOURREY Adjoint, Pierre Edme LAUBET Président de la fabrique et sous le pontificat de Pie IX et de Mgr MELLON Archevêque de SENS, bénie par Louis F. MERLOT curé de TURNY, sous l’invocation de Marie.

Parrain, M Louis F. Sosthène de LA ROCHEFOUCAULD duc de Doudeauville, grand d’Espagne de première classe, Commandeur de la Légion d’honneur,

 Marraine, Mme Angélique Hermine de VERTEILHAC Duchesse de Doudeauville.  (Voir aussi chapitre seigneurs de Turny )

n   En bas

  Inscriptions ajoutées en 1976

- Andrée TESTA, première  marraine Brigitte Michèle née le 11 octobre 1957,

- Luce LEFEVRE née le 10 avril 1923,

-         BOLLE, Maitre fondeur.

 

e) L’église de Turny classée monument historique

       Devant l’intérêt architectural que représente l’église de Turny, le sous secrétaire d’Etat aux Beaux Arts adresse une proposition de classement au Préfet en décembre 1906. Il aura fallu six ans pour que cela aboutisse.

            En effet, le conseil municipal de Turny sous la houlette de Monsieur Emile PESCHEUX, saisi de cette proposition, répond qu’il ne voit aucune objection à ce fait sous réserve que les parties historiques de l’église passent entièrement à la charge de l’Etat.

            Le sous secrétaire  explique que cela est impossible et que le classement permet simplement de faire bénéficier les autorités locales propriétaires et affectataires d’un édifice, des crédits inscrits au budget des Beaux Arts pour la conservation des monuments historiques.

            Le conseil municipal maintient sa décision de n’accepter que sous condition.

           Le sous secrétaire d’Etat reformule sa demande de classement fin 1913, laquelle est acceptée à l’unanimité  par le conseil municipal.

 L’église  fut classée monument historique par les Beaux-Arts le 22 octobre 1913.

            En octobre 1931 débutent les problèmes. Le conseil municipal qui doit faire face à une dépense de 49 034 F, ayant pour objet la réparation des couvertures de l’église et des vitraux,  refuse de participer.

            En 1984, les dépenses du conseil municipal destinées à l’église représentent 1,3% du budget d’investissement.

            En 1984, les élus inscrivent au budget supplémentaire 12 500 F pour la réfection du pignon Est de l’église. Cette somme représente  un quart du coût de la dépense totale.

Le dossier du classement est disponible service régional de l'inventaire Bourgogne
Hôtel Chartraire de Montigny - 39, rue Vannerie 21000 Dijon 

Photographies de l'église

                         

 

                

Photographies années 1970-1980

                   

 

 Photographies années 1980

     

         

Ci dessus l'horloge et la promenade de l'église. On distingue les différences de ton entre les plus anciennes et celles qui ont été remplacées

Photo février 1998

  Ci dessous, dans les années 1960 deux individus très enivrés décrochèrent le coq et le promenèrent dans le village en vantant leur mérite et leur courage

       

De magnifiques ciselures ! Mais des diables surveillent l'entrée de l'église. Cherchez les !

                                    

                

Un vrai faux curé (cacaille) = Christian Gelé. 1980

     

       

             

     

         

          

        

C) Le cimetière

            La tradition voulait que les défunts reposent le plus près possible de la maison de Dieu. C’est la raison pour laquelle, à Turny comme ailleurs, le cimetière était situé autour de l’église. La dernière réglementation était assurée par une délibération d’août 1837.

            Cette dernière décision mentionnait également que le cimetière ne disposait encore que de quelques concessions et « qu’il devrait être translaté un jour ».

    La décision de déplacement du cimetière « à une distance convenable » du village fut prise par délibération du 14 décembre 1890. Les élus votaient une somme de 3550 F pour acheter le terrain au lieu-dit « Le Chailleau » le 9 avril 1896.

  Ce terrain fut choisi parce qu’il est l’un des moins fertiles de la commune 

  Ils décidaient le 26 avril 1896 d’élever un mur de clôture « obligatoire de par la loi » pour un montant de 13043,60 F.

Avant 1896 l’ancien cimetière se trouvait autour de l’église